Sergio Ramos répond à Luis Suarez et le Real Madrid prend le nul sur le terrain du FC Barcelone

Dans un Clasico pas tellement transcendant, le Barça pensait revenir à trois points au classement grâce à Luis Suarez… mais c’était sans compter sur une tête de Sergio Ramos à l’entrée des arrêts de jeu (1-1). Le Real conserve ses six points d’avance face à son rival.

Un premier acte soporifique

Soyons clair : ce Clasico de décembre 2016 a été l’un des plus décevants depuis plusieurs saisons. En première période, on était quasiment au bord de l’ennui, les joueurs préférant contester en permanence les décisions de l’arbitre de la rencontre. Un premier acte haché (comme en témoignent deux tacles très appuyés de Sergio Ramos et de Busquets dès les premières secondes), sans occasion franche. Cristiano Ronaldo tentait bien de percer la défense catalane, mais il était à chaque fois trop court : sur cette frappe du gauche sur Ter Stegen devant un Piqué parfaitement palcé (37e) et un pointu du Portugais une minute plus tard (38e). Pourtant, ce Clasico aurait pu se lancer beaucoup plus tôt si l’homme en noir avait sifflé un penalty justifié pour les Merengue dès la 3e minute. Face à Mascherano, Lucas Vazquez était plus vif que l’Argentin qui le fauchait en pleine surface… mais sans aucun coup de sifflet derrière. À la mi-temps, avec une domination au milieu où Modric régnait, le Real avait l’avantage aux points. Mais le score restait vierge.

Suarez surprend Varane

Au retour des vestiaires, bien conscients qu’il allait en falloir beaucoup plus pour revenir sur le Real au classement, les Catalans se montraient plus appliqués, à l’image d’un Sergio Busquets beaucoup plus à l’aise. Devant, la MSN peinait à se montrer dangereuse. Messi, bien encerclé et contrôlé, était bien peu inspiré, comme sur cette mauvaise orientation de jeu où la Pulga choisissait le côté gauche, alors que Rakitic était seul à droite (47e). Finalement, il fallait un coup de pied arrêté pour débloquer la situation. Après une faute de Varane sur la gauche de la surface, le coup franc était parfaitement tiré par Neymar, fort, là où Navas ne pouvait intervenir. Luis Suarez, lâché par Lucas Vazquez au marquage, claquait sa tête au nez et à la barbe d’un Varane finalement surpris de voir l’Uruguayen tout seul dans la surface (1-0, 53e).

Le Real sans réaction… jusqu’à la dernière minute

Derrière, avec l’entrée de l’idole Iniesta, le Barça conservait le ballon, et le Real était incapable de réagir. Cristiano Ronaldo et Karim Benzema ont eu toutes les difficultés pour avoir de bons ballons à convertir en occasions. Le Français était par exemple parfaitement repris par Jordi Alba en pleine surface (58e). De là penser que cette position axial ne convient pas vraiment à CR7 ? Peut-être. De là à penser que Gareth Bale manque plus que prévu aux Merengue ? Sûrement. Zidane a bien tenté de bousculer les choses avec les entrées de Casemiro et d’Asensio, sans réussite. Pire, son équipe est passée tout près de la correctionnelle sur deux ratés presque incompréhensibles de Neymar, tout seul à dix mètres des cages, qui ne cadrait pas (68e), et de Lionel Messi qui, après un caviar exceptionnel d’Iniesta, mettait le cuir à côté (82e). Des ratés qui valent très chers ! Car finalement, dans un dernier sursaut, Cristiano Ronaldo manquait l’égalisation d’une tête à trois mètres du but bien contrée par Jordi Alba. Avant que Sergio Ramos, incroyablement seul dans la surface, ne vienne reprendre un coup franc d’une tête, consécutif à une faute inutile d’Arda Turan (1-1, 90e). Un scénario cruel pour le Barça, mais un résultat très logique au regard du match.