Ibra « ne voulait pas du tout » du PSG

Si certains avaient encore des illusions, celles-ci sont désormais envolées. Zlatan Ibrahimovic, qui a marqué l’histoire du Paris Saint-Germain, ne souhaitait pas venir en France en 2012. Seul le salaire qui lui était proposé a fini par le convaincre…

Quatre saisons durant, Zlatan Ibrahimovic a permis presque à lui tout seul de redonner le sourire aux fans du Paris Saint-Germain, cantonné avant l’arrivée de QSI à jouer les seconds rôles en championnat de France. Le projet des Qatariens, arrivés un an plus tôt dans le capital du club, a été symbolisé par la star suédoise, dont la réputation mondiale, le charisme et les dizaines de buts plus ou moins spectaculaires ont permis de faire connaître la marque Rouge et Bleu à travers toute la planète.

Grâce à lui, de nombreux maillots parisiens ont aussi été vendus, et son recrutement a donc été une franche réussite sportive et mercantile. Pourtant, tout n’était bien que poudre aux yeux. Même si Ibra a parfois laissé apparaître un réel attachement au PSG, il a le plus souvent ouvertement critiqué le niveau de la Ligue 1. Il n’avait par ailleurs peut-être pas tort, puisqu’en Premier League avec Manchester United, l’intéressé se montre bien moins efficace.

Le salaire, le seul atout séduction

A Paris, Zlatan brillait de toute sa splendeur et surclassait nettement la concurrence, qu’elle soit représentée par ses partenaires ou ses adversaires. Pourtant, Mino Raiola le concède lui-même, rien n’attirait l’ancien Blaugrana dans le projet parisien. « Au départ, Ibrahimovic ne voulait pas du tout aller au PSG. Mais je lui disais depuis déjà de longues années qu’à Milan il ne pouvait plus se permettre ce genre de salaire« , a résumé l’agent néerlandais dans les colonnes du Financial Times.

Tout est dit. Et cette donnée confirme la tendance qui laisse à penser que, malgré une puissance de feu évident sur le plan financier, les Parisiens éprouvent des difficultés à séduire et à convaincre les stars du ballon rond de les rejoindre. Le dernier mercato estival va en ce sens. Pour s’attacher les tout meilleurs, la direction francilienne devra sans doute en surpayer certains, ou espérer qu’ils évoluent en Italie, où la situation économique est chancelante. Car ailleurs, les cadors bénéficient déjà d’émoluments très attractifs. Qui, comme Ibra, sera le prochain à se laisser tenter malgré un vrai dédain pour le club et les compétitions hexagonales ?