Al-Khelaïfi ne comprend pas « le problème Cavani »

Cavani cette saison, c’est 10 matches de championnat pour 10 buts inscrits, excusez du peu. Mais l’attaquant uruguayen du Paris Saint-Germain se retrouve toujours au coeur d’un débat que Nasser Al-Khelaïfi ne cerne pas toujours.

En début d’exercice, à voir Edinson Cavani multiplier les ratés, les supporters du Paris Saint-Germain regrettaient amèrement le départ de Zlatan Ibrahimovic, qui avait lui gardé la même routine du buteur avec Manchester United. Mais au coeur de l’automne, les rôles sont désormais inversés. Pendant que le vétéran suédois reste muet outre-Manche, l’Uruguayen fait trembler les filets adverses en championnat.

Les mauvaise langues mettront en avant la faiblesse de l’opposition en Ligue 1 en comparaison de la Premier League, mais là n’est pas le débat. Avec 10 réalisations en 10 sorties de Ligue 1, dont une dernière décisive à Lille vendredi soir (0-1), l’ancien Napolitain est le buteur le plus efficace du Vieux Continent avec Lionel Messi toutes compétitions confondues. Malgré tout, le numéro 9 des Rouge et Bleu ne parvient toujours pas à faire l’unanimité dans le monde monde du ballon rond.

En championnat, le Sud-Américain a marqué la moitié des buts de son équipe, et cette donnée semble poser problème à Patrick Kluivert. « Je suis content à chaque fois que Cavani marque. C’est très important, surtout quand ses buts sont décisifs. Pour l’équipe, ce serait bien que d’autres joueurs marquent aussi« , a toutefois fait remarquer dans Le Parisien le directeur du football. Edinson Cavani serait donc à la fois un joueur particulièrement maladroit devant le but, mais paradoxalement le plus efficace de son équipe.

Si le problème ne vient pas de lui, alors il viendrait du reste de la troupe des profils offensifs, les Lucas Moura, Angel Di Maria, Hatem Ben Arfa et autre Javier Pastore ? A en avoir des maux de tête… De fait, Nasser Al-Khelaïfi ne veut pas se poser ce genre de questions et préfère profiter des statistiques de son buteur. « Je ne comprends pas: quand il ne marque pas, c’est un problème ; et quand il marque, c’en est un aussi« , résume le Qatarien.