Euro 2016: Les Bleus ont brisé la glace pour filer en demies contre l’Allemagne

France-Allemagne en demi-finales

Pas de mauvaise surprise. Ni même de frayeur. Non, rien de tout ça. Pour la première fois depuis l’Euro 2000, la France disputera les demi-finales d’un Championnat d’Europe, objectif fixé par le président de la Fédération Française de football (FFF), Noël Le Graët avant le début de la compétition. A l’issue d’une prestation enfin convaincante. Éclatante. Surprise de cet Euro 2016, l’Islande, bourreau de l’Angleterre en 8es, n’aura pas existé. Balayée par des Bleus sérieux et surtout déterminés (5-2). Ni les Vikings, ni la pluie incessante, ni même la température indigne d’un mois de juillet n’ont eu raison d’une équipe de France rafraîchissante. Au rendez-vous des ambitions. Prête à défier l’Allemagne jeudi prochain à Marseille pour un remake savoureux du quart de finale perdu par la bande à Deschamps (0-1) lors du Mondial 2014.

Une entame de match tonitruante

Les joueurs français l’avaient martelé durant toute la semaine : il ne fallait plus seulement réagir mais agir ! De la parole aux actes, il n’y a qu’un pas. Que les Bleus ont franchi. Avec brio. Envie surtout. Étouffant un adversaire déboussolé. Surpris par ces Français morts de faim et piquants d’entrée. Après seulement vingt minutes de jeu, la France avait déjà fait le break. La Marseillaise retentissait dans l’enceinte dionysienne. Grâce à Giroud (1-0, 12e), idéalement lancé par Matuidi, et Pogba. D’une tête rageuse sur corner (2-0, 20e). Symbole de la domination physique des Bleus malgré une petite alerte signée Bodvarsson (25e). Technique aussi avec une supériorité territoriale concrétisée coup sur coup par Payet (3-0, 43e), puis Griezmann (4-0, 45e). Totalement dépassée, l’Islande profitait d’une légère baisse de tension après la pause pour réduire l’écart. Par Sigthorsson, plus prompt qu’Umtiti qui fêtait sa première sélection à 22 ans (4-1, 56e), et Bjarnason (5-2, 84e). La seule petite fausse note côté bleu. Car entre-temps, Giroud avait encore frappé (5-1, 59e). Permettant ainsi à Deschamps de le ménager (60e) en vue de la demi-finale. Tout comme Koscielny (72e), lui aussi sous le coup d’une suspension en cas de carton jaune. Un festival offensif, pas de souci physique majeur, ni même de sanction administrative enquiquinante. Et surtout une belle communion avec le public au coup de sifflet final. Quelle belle soirée !

Griezmann et Giroud font la paire

Difficile de ne pas s’attarder sur les performances des joueurs offensifs. Olivier Giroud notamment avec deux buts et une astucieuse talonnade pour Antoine Griezmann, l’autre grand bonhomme de la soirée. L’attaquant de l’Atlético Madrid, auteur d’un doublé salvateur contre l’Irlande, s’est cette fois-ci illustré par son altruisme (deux passes décisives). A l’aise dans un rôle d’électron libre, le Mâconnais a quand même trouvé le moyen de faire trembler les filets. Pour devenir le meilleur buteur de la compétition (4 buts). Muet depuis le 11 octobre 2014, Paul Pogba, après une entame compliquée, a lui répondu à ses détracteurs. En épurant son jeu. En étant surtout efficace avec une implication sur deux des quatre premiers buts. Le Turinois vous salue bien.

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