Copa América Centenario: Le Chili réédite son coup

Comme l'année dernière, la finale de la Copa America s'est jouée aux tirs au but au bout d'un 0-0 décevant. Et comme l'année dernière, c'est le Chili qui l'a emporté.

Finale de la Copa America
Argentine-Chili : 0-0 a.p.t.b. 2-4

Le Chili reste sur le toit de l’Amérique. Après avoir triomphé sur son sol en 2015, la Roja, emmenée par son nouveau sélectionneur Juan Antonio Pizzi, a conservé ce trophée en remportant le tournoi du centenaire organisé aux Etats-Unis. Deux épopées glorieuses et qui auront été similaires jusqu’au moindre détail. Comme il y a un an, Alexis Sanchez et ses coéquipiers ont soulevé la Coupe en venant à bout de l’Argentine aux tirs au but et à la suite d’une finale sans but. La fatidique séance a vu Lucas Biglia et surtout Lionel Messi, toujours aussi décevant lors des grands matches, manquer leurs tentatives.

Messi reste maudit

Le score de parité est resté de mise pendant deux heures, mais la rencontre aurait pu connaitre une physionomie complètement différente si les Argentins avaient concrétisé leur première occasion de match par Higuain (12e) ou s’ils avaient réussi à préserver leur avantage numérique durant un peu plus que quinze minutes. Mais, Marcos Rojo a eu la mauvaise idée de tacler sans retenue Vidal à la 43e. Ayant fait preuve de sévérité envers Marcelo Diaz, Mr Lopes, l’arbitre brésilien de la partie, est resté fidèle à lui-même et a sorti un nouveau rouge. A dix contre dix, les débats ne pouvaient que se rééquilibrer.

L’enjeu a pris le pas sur le jeu durant le second acte du match. Malgré un potentiel technique indéniable, les deux sélections ont plus misé sur la prudence que sur la prise de risque. Les 80000 spectateurs qui ont pris place dans la superbe enceinte MetLife de New Jersey se sont donc grandement ennuyés et ont dû attendre la dernière minute du temps réglementaire pour revoir des occasions nettes. En l’espace de quelques secondes, chaque camp a eu la balle de KO. Eduardo Vargas butait dans un face-à-face sur Sergio Romero, avant que Messi, sur le contre qui suit, ne dévisse complètement sa frappe alors qu’il avait fait le plus dur en résistant au retour d’un défenseur.

Le quintuple Ballon d’Or n’est donc pas parvenu à conjurer le mauvais sort qui le guette lors des matches qui comptent avec sa sélection. Comme lors de la précédente finale de Copa en 2016, mais aussi en finale du Mondial 2014, le Barcelonais n’a été que trop peu en vue. La seule fois où il a pénétré balle au pied dans la surface adverse c’était à la 40e, mais il a été stoppé à la régulière par la défense adverse, et la simulation qui a suivi lui a couté un jaune. En prolongations, la Puce aurait pu se racheter sur un coup franc remarquablement placé. Mais, ça aurait été trop beau pour être vrai. Sa tentative a terminé dans le mur. Un manqué qui a précédé un autre aux conséquences beaucoup plus néfastes : un tir au but loupé qui a fini dans les nuages. La scoumoune n’a donc pas fini dans le poursuivre sous le maillot albiceleste.

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